THE HIVES : Veni Vidi Vicious

fagersta jacta est


 

Veni vidi vicious

 

Lâché en 1997 sans crier gare telle une torpille scandinave, le premier album des HIVES, Barely Legal, mettait au grand jour un groupe suédois qui joue du Punk furibard en utilisant les codes visuels et vestimentaires du Rock des sixties. Si le souffle de l’explosion n’a peut-être pas eu l’effet escompté malgré l’originalité et l’énergie déployées par les cinq musiciens, il faut attendre l’opus suivant, le bien nommé Veni Vidi Vicious, pour que THE HIVES soit enfin vu comme les nouveaux conquérants du Punk/Rock garage !

Tout le monde sait que le vintage a du bon, surtout en musique, et qu’il fait vendre lorsque l’on se trouve au bon endroit au bon moment. Pour autant, THE HIVES n’a attendu personne pour mettre un grand coup de pied dans la ruche et enflammer les planches des salles avec une énergie sans faille. Si la sortie de Veni Vidi Vicious marque un tournant dans la carrière du groupe, c’est qu’il a su évoluer au bon moment. Fini donc le raw-Punk grésillant de Barely Legal qui explosait non-stop aux tympans pendant une petite demi-heure, le quintet suédois revient, trois ans plus tard, avec une recette Punk/Rock Garage moins frontale, certes, mais diablement plus efficace. En effet, malgré son aspect expéditif qui ne laisse rien passer, le premier album des HIVES manquait clairement de riffs qui tuent et, à l’écoute des opus suivants, on peut dire que Nicholaus Arson et sa bande ont bien fait de calmer le jeu et de rajouter une grosse louche de Rock dans leur Punk corrosif. Rassurez-vous, les gars de Fagersta n’ont pas perdu de leur vivacité sur ce deuxième effort qui, d’ailleurs, n’atteint toujours pas la demi-heure puisque composé de titres dépassant rarement les 2 minutes 50.

THE HIVES ne s’embarrasse pas du superflu, il balance la sauce en studio comme en live, le tempo enlevé étant dynamité par une session rythmique qui porte merveilleusement bien son nom, sachant que ce sont Chris Dangerous et Dr Matt Destruction qui tiennent, respectivement, la batterie et la basse. Pas de compromis non plus chez la paire de guitaristes Vigilante Carlstroem/Nicholaus Arson qui dézinguent littéralement l’album à grands coups de riffs plus infaillibles les uns que les autres. Plus contrastées qu’auparavant, les lignes de guitare rentrent immédiatement en tête que ce soit sur les brûlots Punk « A Get Together To Tear It Apart » et « Outsmarted », sur les morceaux Rock sous speed « The Hives – Introduce The Metric System In Time », « Statecontrol » et « Knock Knock » et naturellement sur les singles bien Garage qui ont fait le succès du groupe, le trio « Die, All Right ! », « Main Offender » et « Hate To Say I Told You So ». Que des tubes pour taper du pied et faire du air-guitar dans votre salon, la mèche au vent !

Alors bien évidemment, pour diriger cette bande de nerveux sapés comme des milords, il fallait bien choisir le plus extraverti, à savoir le dandy braillard Howlin’ Pelle Almqvist (frère de Nicolaus Arson). Également responsable de la production savoureuse bien rétro, le chanteur apporte une touche originale avec sa voix éraillée portant dans les aigus. Reconnaissable entre mille, son chant est brut et sans fioriture, comme la musique de ses confrères, voire souvent à l’arrache et même parfois à la limite du faux (« The Hives – Declare Guerre Nucleaire »). Seule la reprise du chanteur de Soul américain JERRY BUTLER, « Find Another Girl », change la donne avec la surprenante prestation de crooner de Almqvist et la note exotique qui dégage des arrangements.

Le dernier petit plus qui rend les morceaux des HIVES encore plus entêtants, ce sont les excellents chœurs des trois mousquetaires de la guitare, Carlstroem, Arson et Dr Destruction, hurlés tels une joute verbale avec leur leader déjanté comme sur « Die, All Right ! », « Statecontrol », « A Get Together To Tear It Apart » ou encore « Knock Knock ».

 Au final, même si les titres « Inspection Wise 1999 » et « Supply And Demand » s’avèrent en dessous du reste, rendant la seconde partie de l’album moins percutante, Veni Vidi Vicious est un véritable shot d’adrénaline qui donne la banane et le sourire, car oui, l’humour est un art que THE HIVES cultive jusque dans son livret, extrait :

Confucius says : Ah…The Hives. The future is theirs… should they want it.

 

Tankkore


 


 

Line-Up : 

Nicholaus Arson : Guitare

Vigilante Carlstroem : Guitare

Chris Dangerous : Batterie

Dr Matt Destruction : Basse

Howlin' Pelle Almqvist : Chant

Nationalité : Suède 

Label : Burning Heart Records

Année : 2000

Tracklist :

01 - The Hives - Declare Guerre Nucleaire

02 - Die, All Right!

03 - A Get Together To Tear It Apart

04 - Main Offender

05 - Outsmarted

06 - Hate To Say I Told You So

07 - The Hives - Introduce The Metric System In Time

08 - Find Another Girl

09 - Statecontrol 

10 - Inspection Wise 1999

11 - Knock Knock

12 - Supply And Demand


 

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Date de dernière mise à jour : 13/11/2016

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