RED DAWN : Algorithm of Destruction

beaucoup de sang va couler ce soir !


 

Ha quelle belle année 2016 ! Vous l'ignorez peut-être, mais nous avons eu le droit, coup sur coup, à des sorties très solides en ce qui concerne le death tech cette année. Entre les poids lourds de GORGUTS qui nous jettent un Pleiades' Dust aussi puissant que tordu, les espoirs qui se confirment avec un Dasein de FIRST FRAGMENT presque parfait... Mais voilà, j'avais plutôt envie de vous parler des petits nouveaux de la scène. D'autant plus qu'ils sont Français. Ni voyez pas une quelconque forme de chauvinisme, plutôt l'enthousiasme de découvrir ce qui se fait de bon par chez nous. Car oui, vous l'avez certainement compris la chronique qui va suivre sera du genre élogieuse. Veuillez accueillir dignement Algorithm Of Destruction de RED DAWN !

 

 

 

Algorithm of destruction 1

 

 

Déjà auteure d'une démo en 2014, la formation rennaise nous offre son premier full-length cette année. Seul changement entre les deux œuvres : le départ de Jean Gerardot au chant, et l'arrivée de Guillaume Besson, connu sous le pseudonyme de Nours.

 

Petite intro « symphonique » de rigueur (mais pas indispensable, vraiment pas...) et les choses sérieuses commencent. Un bon gros riff lourd et impérial ouvre les hostilités, on sent tout de suite à quelle sauce notre cerveau va être dévoré. Du death US solidement charpenté, aidé en ceci par une production puissante, sans trop dénaturer l'aspect parpaing mal dégrossi. À l'écoute des premières mélodies je n'ai pas capté instantanément d'où venait ce « je-ne-sais-quoi » qui me titillait les tympans. Et là, en écrivant ces lignes, la lumière s'est faite : il y a un léger arrière goût de THE FACELESS là-dedans. Rassurez-vous, on est loin du copier/coller (autant pour les amateurs que les détracteurs des Américains). L'influence du deathcore est palpable sur les couplets d'un « Hate » par exemple. Les sons de grosse caisse triggés jusqu'à la moelle renforce aussi cette sensation. Le chant alterne entre un growl profond et un grind typique du death moderne estampillé Sumerian Record.

 

Cependant, limiter RED DAWN à l'équivalent français d'un THE FACELESS serait malhonnête (avec toute l'affection que j'ai pour ce dernier). Le propos est plus frontal chez les petits gars de Rennes. Toutefois le groupe parvient à distiller des lignes mélodiques cisaillées et entraînantes, « Looking Through the Eye of God » (avec des moments frôlant le groove d'un GOROD pour comparer avec d'autres Français), ou même des soli d'une virtuosité tout autant valable que leurs homologues internationaux. On en trouve un bien bel exemple sur « Fall Of Curtain ». Le groove cité plus haut doit d'ailleurs avoir une mention supplémentaire dans cette chronique. Bien présent tout le long de l'album, il devient l'élément central sur certaines pistes tel que le titre éponyme. Le morceau est assez proche par certains côtés de ce que peut donner le premier et dernier né de HENKER (encore des références de chez nous, faut que j'aille consulter...).

 

Bon, ça fait déjà pas mal de comparaisons avec d'autres groupes de la scène technique. Et ce pourrait être l'un des défauts de RED DAWN. Si tous ces noms me viennent en tête à l'écoute de Algorithm Of Destruction, c'est qu'il ratisse le death tech moderne au sens large. On a donc parfois l'impression d'écouter le riff de X suivi d'un solo à la Y... Bref, vous avez saisi. Néanmoins, il reste suffisamment de bonnes trouvailles sur l'ensemble de l'album pour en faire un objet de curiosité pour les amateurs du genre (j'enjoins les autres à écouter également, sait-on jamais). À titre d'exemple, je citerais les refrains d'« Alter Ego », qui donnent un excellent dynamisme au morceau, ou encore le final de « Infinity Of Time », qui remplit parfaitement sa fonction apaisante avec ses cordes claires.

 

Pour conclure, je dirais simplement qu'Algorithm Of Destruction est tout ce que l'on attend d'un premier album bien ficelé. On sent la maîtrise des musiciens, et pas seulement au niveau purement instrumental. Il y a un véritable travail d'écriture, qui mériterait encore un poil de maturité pour faire ressortir des éléments plus propres au groupe et s'éloigner des poncifs du genre. RED DAWN est une formation que je suivrais à l'avenir avec un vif intérêt.

 

 

Cook

 


 


 

Line-Up : 

Nours : Chant

Thomas Njodr : Batterie

Val : Basse

Chris : Guitares

Flo : Guitares

Nationalité : France

Label : Finisterian Dead End

Année : 2016

Tracklist :

01 - Introduction

02 - Cracked Clock

03 - Hate

04 - Strange Dreams

05 - Looking Through The Eye Of God

06 - Algorithl Of Destruction

07 - Alter Ego

08 - Fall Of Curtain

09 - Infinity Of Time


 

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Date de dernière mise à jour : 07/06/2016

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