CHAPEL OF DISEASE : The Mysterious Ways Of Repetitive Art

The mysterious ways

 

Un an. Une foutue année sans pondre une seule chronique. Et d'un seul coup, inattendu, telle la coulante après un Big Tasty foudroyant, à l'écoute d'un simple album de Death Metal, une envie intempestive de de renquiller les chenilles pour débouler comme un Panzer sur les sentiers de la prose descriptive et contemplative de l'Art musical pour en  lâcher une. Et en hommage aux copains d'Acheron, qui eux, n'ont jamais stoppé les machines et continuent de fort belle façon le boulot avec vigueur et passion, ici ou sur Metalland, cet obus, coup de semonce d'un bombardement, est pour eux.



J'en viens au fait. CHAPEL OF DISEASE : Pourquoi ? Parce qu'ils viennent de sortir un skeud, parce que je l'ai écouté, et parce que tu auras bien la réponse à cette question en lisant jusqu'à la fin sans tourner de l’œil, feignasse.
Bon, allons-y gaiement pour un court récapitulatif. Formés depuis 2008 et officiant dans la cité teutonique des produits parfumées qui puent (à savoir Cologne), les quatre joyeux drilles composant la troupe musette de la Chapelle du Mal, après avoir goupillés une démo ayant aboutie sur une signature chez F.D.A. Rekotz, puis un split avec LIFELESS (signés sur le même label), lâchaient leur première bonne grenade il y a deux ans et un mois de ça, avec leur premier full-lenght Summoning Black Gods. Puisant ses thématiques dans l'univers Lovecraftien, celui-ci offre un joli compromis entre un MORGOTH et un ASPHYX des beaux jours (voir ma chronique ici), du déjà entendu, mais sans être pour autant du réchauffé ou ininspiré, ayant pour mérite de transpirer d'une mignonne ambiance putride, accompagnés de patterns vigoureux.

Mais voilà. Ces dernières années, le Death Metal est devenu une musique ne sachant plus ou infiniment peu se renouveler, bien trop aseptisée. La masse pullulante de groupes la pratiquant, et peu importe le sous genre qu'ils pratiquent d'ailleurs, se bornent à reproduire les succès de leur aînées, avec plus ou moins de talents (je ne dis pas que tout est mauvais, attention à l'amalgame, le critère manque d'originalité chez moi n'étant pas synonyme pour autant de manque de qualité). Un exemple précis et concis a la clé : le « revival » swedish Death Metal, qui est devenu en quelques années un amas informe de groupes abonnés à la pédale Boss HM-2, et faisant peu ou prou tous exactement la même chose, certains sont juste très bons, d'autre beaucoup moins (je reste quand même un amateur inconditionnel du genre d'origine, même si j'avoue que pour la raison que je viens d'exprimer, je me suis quelques peu éloigné de la nouvelle scène). Et c'est donc par là, que bien qu'ayant beaucoup aimé leur premier essai, j'ai rangé CHAPEL OF DISEASE dans le même moule que ses comparses (comme bien des groupes de leur label, cela dit), en tant que groupe se reposant sur les madeleines déjà alités de ses aînés.

Mais comme le dirait Krys, ça c'était avant. J'ai ressenti, à l'écoute de ce deuxième opus, à l'image de ce que j'avais pu ressentir pour The Formulas Of Death de TRIBULATION, une volonté de se démarquer de sa scène initiale, d'apporter à la distillation de sa musique une certaine fraîcheur, des ingrédients anciennement inexistants. En un tour de main, le groupe parvient à combiner son Death Metal tortueux et véloce, avec de lourdes ambiances pachydermiques et maladives, voir même lumineuses, sur certains titres. Tâtes moi donc un peu ces passage acoustiques bien sentis, sur « Masquerade In Red », ces burlingues Force et Honneur à la MANOWAR très Rock'nRoll de « Lord Of All Death » (comme ci ce titre avait été composé pour moi) avec son soli pûrement Heavy, ou encore de ce Doom façon BLACK SAB' qui se serait accouplé avec des mélodie chères a DISSECTION sur « Symbolic Realms » juste avant de partir faire un tour du côté du Thrash Bay Aera (SLAYER) sur le même titre. Et ça, juste avant de finir sur un titre de dix minutes qui reprend bien toute cette sauce, mais pour lui tout seul. À la cool, peinard.

Sans oublier ses profondes racines, le combo germanique gagne le pari d'insuffler une nouvelle essence à sa musique. Le bon goût des mélodies, la sombre pesanteur d'ambiances lunatiques, posée sur de délicates dissonances musclées au gros Death frénétique hérité de papa MORGOTH. À défaut donc d'accoucher d'une œuvre tout juste sympathique, les Allemands ont le mérite de créer la surprise où je ne les attendais que fort peu. Et bien que l’œuvre n'en deviendra tout de même pas une pièce maîtresse du genre, ça donne du plaisir aux cages à miel, et ça...

The Mysterious Ways of Repetitive Art... Tout est dans le titre, au final.

 

Lord Ov Death

 

 

Line-Up :

Laurent Teubl : Guitare, chant

Cedric Teubl : Guitare

Christian Krieger : Basse

David Dankert : Batterie

Nationalité : Allemagne

Label : F.D.A. Rekotz

Année : 2015

Tracklist :

01 – The Mysterious Ways...

02 – The Dreaming Of The Flame

03 – Masquerade In Red

04 – Lord Of All Death

05 – Symbolic Realms

06 – Life Is But A Burning Being

07 – ...Of Repetitive Art

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

Commentaires (2)

1. Cook 28/01/2015

De la nouveauté dans la scène revival ? Va falloir que j'écoute ça !

2. zoskia 28/01/2015

Lord de retour aux affaires, voila pour moi la première bonne nouvelle de l'année, vraiment content de te revoir l'ami :). Dans mes souvenirs le premier album était bon, je te fait entièrement confiance sur le sujet, je jetterais donc une oreille à celui-ci.

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Date de dernière mise à jour : 28/01/2015

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