ENDLESS BOOGIE : Long Island

Endless boogie long island

 

Avec une pochette comme celle de ce cinquième opus et un nom de groupe emprunté à un album de JOHN LEE HOOKER de 1971, comment passer à côté de ce qui s’avère être un monument de hard boogie psychédélique ?

Combo originaire de New York/New York (comme on dit), Ladiiiies annnnd Genntlemennnn let me introduce you!!! ENDLESS BOOGIE!!!

Bon je vais peut-être manquer de moyens pour vous décrire l’album et vous  amener à prendre en considération ce groupe. Nonobstant, l’effet peut se comparer grosso modo à l’ingestion de drogue frelatée et à sa cohorte d’effets indésirables, voire carrément mortels : perte de repères, visions de la réalité transformée, bouffées délirantes, paranoïa, hallucinations et surtout, sourire béat, baveux, niais, inamovible, même quand les gendarmes te demandent à six heures du matin… tes papiers et…. si gentiment, comme ils  savent si bien le faire : "DE BAISSER LE SON DE CE PUTAIN D’AUTORADIO !", Môssieur... de façon à ce que l’on puisse se livrer aux vérifications d’usage...

T’auras  beau leur dire que ce n’est pas toi ! C’est tout de la faute à ENDLESS BOOGIE !!! Rien n’y fera… tu devras payer. Cher.

Alors, avant de prendre la route, écoute ce conseil : ENDLESS BOOGIE délivre un hard blues psychoactif… voir létal : impossible de réchapper d'une jam session aussi hallucinée et hallucinante. Les influences vont des DOORS ("The Artemus Ward" guitares aussi langoureuses que lumineuses, prosodie à la "The End", tempo à l’électroencéphalogramme plat jusqu’à  une lente montée sur le palier supérieur en milieu de morceau) à CANNED HEAT bien entendu, YOB (pour la modernité), THE CRAMPS (pour le coté parfois garage caverneux), THE ROLLING STONES, (liste non exhaustive eh eh ! que je laisse compléter). Des solos qui ravagent, des chorus qui finissent de d'achever, des leads et des blips de gratte surréalistes, une ambiance qui finira d’envoyer tes vieux au caveau et te permettra de t’offrir ces vinyles devant lesquels tu baves depuis des années.

Le temps n’a plus, chez ENDLESS BOOGIE, la même dimension et les morceaux s’étirent de 6 à 14 minutes pour une immersion totale… et toxique. Dès le titre d’introduction, la rythmique implacable se met en place, et la voix de Paul Major vient zébrer cet ostinato savoureux par sa diatribe  douloureuse et inquiétante (j’espère qu’il y a des effets sur sa voix, sinon, faut qu’il consulte le garçon). C’est parti pour 13 minutes jouissives dont on sort lessivé.

"Taking Out The Trash" est plus Stonien que les STONES eux même et surtout délicieusement plus cradingue, rythmique "poum poum tshack" binaire en diable, guitares brulantes à la disto d’un classicisme qui te fera péter les neurones un par un. "Imprecations" est juste le brulot qu’il te faut ! Ca fuzz, ça wizz et ça cartonne avec nonchalance! Les parties de guitares sont juste incandescentes. Je pourrais continuer comme ça pour tout l’album, jusqu’à l’énormissime morceau final et ses 14 minutes psychédéliques lancinantes, aussi tendues que le "Astonomy Domine" des FLOYD, rythmées  par les incantations ténébreuses du frontman en transe.

N’hésitez pas, vous ne l’aurez pas volé votre mandale 
 
 
 
Asoth
 
 
 
 
 
 
 

Line-Up : 

Jesper Eklow "The Governor" : Guitare

Paul Major "Top Dollar" : Guitare/Chant

Mark Ohe "Memories from Reno" : Basse

Harry Druzd : Batterie

Nationalité : États-Unis

Label : No Quarter

Année : 2013

Tracklist :

01 - The Savageist

02 - Taking Out the Trash

03 - The Artemus Ward

04 - Imprecations

05 - Occult Banker 

06 - On Cryologie

07 - General Admission

08 - The Montgomery Manuscript

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Commentaires (3)

1. Tankkore 01/05/2014

J'ai écouté le morceau que j'ai mis en écoute et c'est parfait pour un road trip poussiéreux au crépuscule, gueule de bois à l'appui !!

Chro parfaitement dans le mouv' donc parfaite !

2. asoth 24/04/2014

Encore heureux que la musique prime sur tout le reste.Pas là pour se faire mousser.

merci Cook !

à suivre, je n'apporterais que ce que je juge au moins suffisant.

3. Cook 24/04/2014

Miam, jolie première chro sur Acheron Asoth, je parle aussi de la qualité de la musique !

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Date de dernière mise à jour : 26/01/2015

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