CATHEDRAL : The Ethereal Mirror

The ethereal mirror

 

La suite de Forest Of Equilibrium ne sera pas ce qu'il est convenu d’appeler un suite... logique.
CATHEDRAL va trouver son public avec une version beaucoup plus musclée de son précédent opus et beaucoup plus léchée au niveau de la production.
Passé une intro Doom des familles, la version Hard Rock et Heavy du Doom montre enfin ses crocs!
La tannée commence (et ne sera pas prête de prendre fin), sur un tempo décidément relevé (en comparaison à Forest bien sûr !) et les têtes peuvent commencer à s'agiter suivant ce mouvement alternatif commun à tous les metalheads (vous savez quoi !).

Lee Dorian en fait des tonnes dans les "OH Yeah!" et autres invectives Rock and Roll. Le morceau s'appelle "Ride" et c'est déjà tout un programme, grosse guitare en entrée, et burinage de tympans au programme d'une odyssée aussi abrupte qu’efficace, avec surtout une gratte qui ne lâche l'affaire à aucun moment.

Le Doom furibard et échevelé qui a fait les beaux jours des 70's, est de nouveau au programme, du Metal fort à n'en pas douter.
Et ce n'est pas "Enter The Worms" qui ferait lâcher ce sentiment, Lee module enfin sa voix pour suivre un magma en fusion des plus entrainants (Doom/Stoner, la frontière commence à se dessiner clairement même si le fond reste inspiré des anciens).
Pas de répit sur cet album et c'est par un "Oh Yeah!" qu'une suite encore plus relevée prend le relais, "Midnight Mountain", servie par des chorus de guitare assassins et surtout des "clapping hands" qui viennent relever une rythmique déjà bien allègre (l'influence Punk est palpable et on a du mal à en croire ses esgourdes !). À cours d'arguments ? Au bout du bout des lyrics, on peut même entendre Lee balancer un : "Can You Feel The Groove" déchainé.

Et si le Doom c'était ça ? De l’énergie négative en transmutation positive !

Pour finir dans "le track by track", "Foutain Of Innocence" tente les filtres vocaux et autres accessoires usés sur le "Planet Caravan" du groupe culte, mais dans une ambiance de violence contrariée à la fois manifeste et planante. Violence planante : le concept est intéressant quoique nébuleux ! J'en conviens.
Sur "Jaded Identity" on peut même sentir une influence Maideniene dans un aspect parfois progressif (3:54).

The Ethereal Mirror est un album accompli de Doom furieux qui ne laisse que peu de répit, même si la fibre mélodique fait parfois défaut.

Une pierre monumentale dans ce Garden Of Unearthly Delights qui semble être le terrain de jeu de ce groupe aussi culte que mésestime.

 

Asoth

 

 

Line-Up : 

Lee Dorrian : Chant (enfin!)

Gary Jennings : Guitare/Basse

 Adam Lehan : Guitare, Acoustique

Mark Ramsey Wharton : Batterie

Nationalité : Angleterre

Label : Earach Records

Année : 1993

Tracklist :

 01 - Intro / Violet Vortex

02 - Ride

03 - Enter the Worms

04 - Midnight Mountain

05 - Fountain of Innocence

06 - Grim Luxuria

07 - Jaded Entity

08 - Ashes You Leave

09 - Phantasmagoria

10 - Imprisoned in Flesh

 

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Date de dernière mise à jour : 26/01/2015

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