PUNISH YOURSELF + LE CATCHEUR, LA PUTE ET LE DEALER

29 octobre 2014 // CCO // Villeurbanne


 

Punish

 

Mine de rien, cela faisait un bon bout de temps que les Toulousains fluorescents de PUNISH YOURSELF n’avaient pas mis les pieds dans notre bonne vieille capitale des Gaules, d’autant plus que la sortie de leur nouvel album l’an dernier, "Holiday In Guadalajara", leur avait pris du temps. Par contre, ce mercredi soir, on aurait aimé voir la tournée « Zombie Rockerz Party » au complet, car si le trio de DJs LE CATCHEUR, LA PUTE ET LA DEALER est également de la fête, il manque l’autre formation Electro Metal, à savoir SIDILARSEN, qui s’est produite en début de mois dans cette même salle, tant pis.

 

La tireuse à bière fait des caprices et l’attente est bien longue avant l’entrée en scène des cyber-punks de PUNISH YOURSELF, mais cela n’entache en rien le moral des troupes venues assister au show haut en couleurs fluos des Toulousains. Le décor de scène est toujours aussi fourni avec les indispensables lasers verts qui créent une barrière digitale sur le devant, deux squelettes portant des sombreros à  l’arrière, des crânes en plastique empalés dans les pieds de micro et aussi, installée sur le côté de la batterie, une porte de saloon en forme de cœur, largement fleurie, d’où arrivera Klaudia, la performeuse, lors de ses nombreuses interventions. Le CCO est loin d’être rempli mais l’assistance est totalement dédiée à la cause PUNISH. Après 50 minutes (!) de retard, le quatuor monte enfin sur les planches au son d’un « CNN War » explosif, tout comme le sont les couleurs des peintures corporelles fluorescentes du groupe et celles des cordes des guitares de Miss Z et Pierlox. L’ambiance monte peu à peu au fil des titres et des samples glauques introductifs puis va exploser lors d’un « Suck My TV » intemporel. PY délaisse quelque peu ses vieux albums (seuls « Rock’n’Roll Machine » et « CNN War » sont rescapés de Sexplosive Locomotive) afin de se concentrer sur ses sorties récentes. La part belle est bien sûr faite à Holiday In Guadalajara dont sont extraits « Nation To Nation », carrément Metal Indus, « Compañeros de la Santa Muerte », au rythme Punk et « She Buys Me Drugs » aux effluves old EBM. L’atmosphère est chaude comme la braise, autant sur scène - VX se déhanche accroché à son pied de micro et Klodia fait gerber des étincelles sur son plastron en métal à coups de ponceuse quand elle ne déambule pas, torche en mains - que dans la fosse, où le public s’active dans des pogos furieux (sur le thrashy « This Is My Body, This Is My Gasoline » façon MINISTRY ou « Las Vegas 2060’s » notamment) ou dans des jumps furibards (« Mothra Lady » et « Zmeya » fonctionnent parfaitement en live). Le show se termine après une grosse heure de mélange explosif Electro/Punk/Metal/Industriel de PUNISH YOURSELF, sans un rappel (le retard pris au début se fait sentir) ni même le culte « Gay Boys In Bondage » ou la vieillerie technoïde « (Let’s Build) A Station In Space »… Dommage.

Setlist : CNN War / She Buys Me Drugs / Suck My TV / Come On Come On / Compañeros De La Santa Muerte / Zmeya / Mothra Lady / Rock’n’Roll Machine / Las Vegas 2060’s / This Is My Body, This Is My Gasoline / Spiders 375 Necromancers / Nation To Nation

 

Le décor « Santa Muerte » cybernétique enlevé, l’écran géant descendu et les tables placées sur le devant de la scène, le trio masculin LE CATCHEUR, LA PUTE ET LE DEALER (CPD en bref) peuvent enfin prendre place sur le ring musical du CCO. Chacun affublé du déguisement de son personnage, les 3 DJs vont instaurer une ambiance de clubbing tonitruant, la Catcheur et la Pute s’occupant de la partie sonore et le Dealer de la partie visuelle. Malheureusement pour eux, une grosse partie du public s’en est allée et seuls les aficionados de la Bassmusic sont restés jumper au son du cocktail détonnant de CPD. Les absents ont toujours tort et cela est d’autant plus vrai que le set des français est d’une qualité indéniable brassant les styles musicaux dans une Dubstep actuelle et énergique. Entre leurs titres originaux, « Smell My Fingers » et « Death Race », le combo passe à la moulinette Electro tapageur nombre de hits en tout genre comme le « Rockafeller Skank » de FATBOY SLIM, le « Born To Be Wild » de STEPPENWOLF, le « Cookie Thumper » de DIE ANTWOORD, le « Voodoo People » de THE PRODIGY ou encore le « Douche Bag » de LIMP BIZKIT. Le public est chaud bouillant et s’agite frénétiquement au rythme des coups de basse assénés par le Catcheur et la Pute. Le Dealeur, lui, propage diverses vidéos déjantées qui se combinent avec la nervosité du mix et, en plus des clips officiels diffusés, il propose également des visuels où interagissent ses deux collègues : la Pute utilise sa baguette magique pour faire évoluer la vidéo et le Catcheur combat son double digital. Un live complet qui mêle puissance électronique et effets visuels originaux.

 

Malgré un retard important qui a fait raccourcir le set de PUNISH YOURSELF et un nombre d’entrées tout juste correct pour une telle affiche, cette soirée estampillée Electro/Punk a montré toutes ses promesses : des protagonistes impliqués et déjantés qui balancent à la pelle des tubes imparables pour clubbers allumés ! Sex, drugs and rock’n’roll !

 

Tankkore


 


 

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Date de dernière mise à jour : 13/03/2015

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