COMBICHRIST + WILLIAM CONTROL

2 décembre 2014 // Ninkasi Kao // Lyon


 

Combichrist

 

Pour la troisième fois ce soir et avec toujours autant de plaisir, je retrouve COMBICHRIST sur les planches lyonnaises. De toute façon, vu le peu de représentants de la scène Dark Electro/Industriel qui viennent faire escale chez nous, on ne peut que s’extasier lorsque l’un d’eux passe nous dire bonjour. Parmi ceux qui viennent régulièrement, COMBICHRIST est certainement le plus assidu et le plus virulent scéniquement parlant. Effectivement, au lieu de n’avoir qu’un DJ, Andy LaPlegua, l’homme derrière COMBI, s’octroie les services d’un batteur, d’un guitariste et même d’un bassiste pour cette nouvelle tournée européenne. Manque de bol, le guitariste Eric 13 est à l’hôpital donc, pour ce soir, le show se fera sans riffs industriels. Comme à chaque fois, un seul groupe s’occupe de la première partie, et cette fois-ci c’est le combo de  Seattle WILLIAM CONTROL.

 

Bon, j’ai écouté quelques bribes sonores des titres de WILLIAM CONTROL avant le concert et je dois dire que ce n’est pas du tout ma came, la Synth/Pop distillée par le groupe américain étant à l’opposé de mes goûts en Dark Electro. Le constat se confirme bien vite lorsque j’entre dans le Ninkasi Kao et que résonne les premières notes du set. Un batteur, sur le côté droit, lance des patterns Electro entraînants, un bassiste, sur le côté gauche, déroule ses lignes chaleureuses, un claviériste, dans le fond, apporte les beats techno et les mélodies appropriées alors que William Control, sur le devant de la scène, s’exclame de sa voix sensuelle, tel un crooner gothique. L’ambiance New Wave 2.0, manque sérieusement de mordant et d’énergie pour faire mouche auprès du public de COMBICHRIST, et seulement quelques têtes se dodelinent au milieu d’une fosse bien remplie. En plus des quelques problèmes de micro en fin de set, le frontman se montre parfois à limite du faux dans ses parties vocales (« New World Order (A New Kind Of Faith) » notamment). Du coup, même si le quatuor assure le show comme il se doit et réussit à récolter quelques applaudissements chaleureux en fin de morceau, la majorité du public attend patiemment la fin de la petite demi-heure du set de WILLIAM CONTROL. Malgré les sorties actuelles, cette sorte d’Electro/Pop/Gothique me paraît toujours aussi datée et gentillette.

Setlist : All Due Restraint / Beautiful Loser / Strangers / Price We Pay / Revelator / New World Order (A New Kind Of Faith) / Adore (Fall In Love Forever)

 

L'attente est bien longue. La lumière est éteinte, la version orchestrale de « What The Fuck Is Wrong With You? » tourne en boucle et un roadie inspecte encore la scène à la lampe de poche. Puis le quatuor débarque enfin dans une ambiance furieuse, propice aux matraquages martiaux immédiatement assénés par le groupe. Pourtant en pleine promotion de son dernier album We Love You, COMBICHRIST va enchaîner les tubes de sa discographie, rassemblés par album, et piochant surtout dans les vieux opus. Ainsi, le trio de tête provient de Everybody Hates You (2005)avec, bien entendu, le classique « Blut Royale », mais aussi deux titres plutôt rares en live, « Today I Woke to the Rain of Blood » et « This Is My Rifle ». Une entrée en matière sympathique, mais un poil répétitive. Le public, déjà ultra-receptif, est du même avis puisque c'est au son de la tuerie « Can't Control » (seul morceau du dernier album, mais quel morceau !) qu'il va véritablement se déchaîner. Voix trafiquée, rythmiques jumpantes à souhait, les pogos deviennent incontrôlables sur ce nouveau titre. S'en suivent le rampant « Throat Full Of Glass » et le martial « Never Surrender » - tout deux extraits de Making Monsters (2010) -, où la fosse hurle comme un seul homme les catch-phrases des refrains. Le pit est en ébullition, les wall of death se forment, les nombreux slameurs glissent longuement sur la mer de mains, et les pogos s'enchaînent de plus belle lorsque retentissent les hits de l'album What The Fuck Is Wrong With You People? (2007). C'est « Shut Up And Swallow » qui lance les hostilités avec sa montée démentielle et son refrain imparable, puis vient le bête et méchant « Electrohead » - que j'arrive enfin à apprécier à sa juste valeur – ainsi que les fédérateurs « Get Your Body Beat » et «  What The Fuck Is Wrong With You? », dont les refrains, simples et mythiques, se crient à tue-tête. Reste un « Fuck That Shit » virulent et plus inédit pour casser le classicisme de la setlist. C'est ainsi qu'Andy LaPlegua – toujours aussi charismatique et impérial dans son rôle de frontman Dark Electro – et sa troupe quittent la scène dans l'hystérie collective… et reviennent quelques minutes plus tard pour interpréter l'excellent « Sent To Destroy », seul rescapé du pourtant génial album de 2009, Today We Are All Demon. C'est ainsi que COMBICHRIST termine son show, laissant la salle du Kao en sueur, après une heure et quart d'un set physique.

Setlist : Today I Woke To The Rain Of Blood / Blut Royale / This Is My Rifle / Can’t Control / Throat Full Of Glass / Never Surrender / Shut Up And Swallow / Electrohead / Get Your Body Beat / Fuck That Shit / What The Fuck Is Wrong With You People?

Rappel : Sent To Destroy

 

Ambiance surchauffée, setlist démentielle et protagonistes en forme olympique, COMBICHRIST semble élèver son niveau de prestation à chaque venue ! Vivement la prochaine ! Get your body beat, let your blood flow !!

 

Tankkore


 

Page officielle de Sounds Like Hell : www.facebook.com/slhproductions


 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Date de dernière mise à jour : 13/03/2015

Rejoignez nous sur Facebook!