ESCHBACH, ANDREAS : Des milliards de tapis de cheveux

pendant ce temps au pays des chauves...

Nouvelle critique littéraire. Cette fois on revient à la SF. Pour commencer le livre dont je vais vous parler, Des milliards de tapis de cheveux, a reçu trois prix et non pas des moindres: Grand Prix de l'Imaginaire (2001), Prix Bob Morane dans la catégorie meilleur roman étranger (2000) et encore le Prix Bob Morane (2008) dans la catégorie prix spécial. De plus l'auteur, ANDREAS ESCHBACH, serait l'un des piliers du renouveau de la science-fiction allemande, rien que ça...

 

andreas

 

Vous connaissez la suite, biographie : alors monsieur Eschbach est né le 15 septembre 1959 à Ulm. Il fait ses études dans l'aérospatial. Sa première publication professionnelle est une nouvelle intitulée Poupées sortie en 1991 dans le magazine allemand C't. Son premier roman, celui que je chronique aujourd'hui a été publié en 1995. Depuis il a écrit de nombreuses autres œuvres et participe à des ateliers de vulgarisation de l'écriture.

On est une fois de plus projeté au cœur d'un monde en mutation. Sauf qu'ici les choses prennent la dimension d'un empire galactique gargantuesque. Cependant une rumeur court proclamant la mort de l'empereur-dieu évincé par les rebelles. Loin des troubles de la vie politique sur une planète quelconque et très éloignée du centre névralgique de l'Empire, la caste des tisseurs est chargée de confectionner des tapis avec les cheveux de leurs femmes, concubines et filles. A la mort du tisseur, son fils unique doit à son tour fabriquer un tapi digne de l'empereur et rembourser son père. Le travail de tisseur est un travail à vie. Cette étrange coutume est l'exemple parfait des petites touches d'originalité dont l'auteur nous régale. C'est deux événements à priori sans lien direct va pourtant être le point de départ du roman.

Une autre des bonnes idées de l'auteur est le découpage et les personnages qu'il a choisit pour narrer son histoire. En effet, difficile de dissocier l'un et l'autre tellement ils sont liés. Chaque chapitre aborde le point de vu d'un personnage différent. On se retrouve en fait plongé dans une suite de nouvelles nous offrant une vision unique de l'univers imaginé par ANDREAS ESCHBACH. Premier point positif, on est jamais lassé et tous les protagonistes ont leur pierre à apporter à l'édifice. Deuxième bon point, aucuns des chapitres n'est bâclés, on prend plaisir à lire chacun d'entre eux sans distinction. La narration est d'ailleurs d'une poésie rare et bienvenue dans cet univers complexe et pourtant empli de lyrisme. On débute le roman sur une planète presque coupée du reste de l'Empire dans la peau des tisseurs de tapis pour accéder dans les derniers chapitres aux secrets jalousement gardés par un archiviste nostalgique de l'ancienne ère. Et laissez-moi vous dire que le dénouement est très bien mené et réserve des surprises jusqu'à la dernière page.

Les points négatifs... Pas facile d'en trouver des conséquents. Le découpage peut laisser un goût d'inachevé quand on quitte un personnage dont on aurait voulu suivre le parcours plus longtemps, mais c'est chercher la p'tite bête.

Pour finir deux autres arguments d'envergure, je l'ai lu en moins de vingt-quatre heure et je dirais que le spectre de FRANCK HERBERT (auteur du chef-d’œuvre Dune) plane sur ce roman tant il empreinte d'idées et de poésie à ce dernier.

 

Cook

 

Auteur : Andreas Eschbach

Editeur : L'Atalante

Collection : La Dentelle du cygne

Année : 1995

Decitreredim

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Commentaires (2)

1. zoskia 26/11/2013

Bonne chro Cookie, j'y jetterais peut être un œil quand ma PAL aura diminué!

2. Tankkore 23/11/2013

Bien, bien ! Ça m'a l'air une nouvelle fois très intéressant comme bouquin !! Bonne chro comme d'hab' ! Je note !

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Date de dernière mise à jour : 26/01/2015

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