TROLL HUNTER de André Øvredal


 

troll hunter

 

Voyez un peu ça. Le repas de midi a été lourd, le soleil tabasse, la température monte et vous échouez telle une baleine sur une plage, dans votre lit, prêt à entamer une digestion qui s’avère calamiteuse (oui, les haricots sont mal passés). C’est donc avec l’ordi portable bien calé sur le bide que je décide de choisir un film pouvant m’aider à sombrer du côté obscur de la sieste, et c’est en parcourant paresseusement mon disque dur que mon regard se porta sur Troll Hunter. Le nom sonne plutôt bien (surtout prononcé avec mon fort accent anglais, Twoll Hunteur), l’affiche est plutôt bien réussie, mais j’avoue que je ne sais pas du tout à quoi m’attendre. Alors, bien décidé à briser mes habitudes de vieux con qui choisit un film sur de lui plaire, je me lance dans une aventure un peu folle, choisir un film que je ne connais absolument pas, eh oui, je vis dangereusement et j’aime ça !

 

Première surprise, le film est un found-footage. Bien que j’affectionne particulièrement ce genre, je m’en méfis comme de la peste, car autant le rendu peu s’avérer immersif et terrifiant ([Rec]), autant il peut donner l’effet d’un pétard mouillé (Phénomènes Paranormaux), tout dépend de l’objectif et du savoir-faire du réalisateur. Ici, André Øvredal, souhaite mettre au goût du jour les légendes de son pays, enfin, plus précisément les trolls, qui font partie intégrante de la culture norvégienne. Sur le papier, honnêtement ça le fait, d’autant plus que le design des créatures s’inspire librement du travail de Theodore Kittelsen, illustrateur de conte et qui est connu des amateurs de musiques extrêmes pour avoir été vu sur des pochettes du groupe de black metal BURZUM. Une fois le film lancé, le doute m’envahit. Troll Hunter commence sur autant de clichés qu’il est possible d’en voir, c’est-à-dire, une annonce qui stipule que ces bandes ont été retrouvées et que les personnes qui ont filmé ont mystérieusement disparu, des étudiants un peu trop curieux et un vieux super mystérieux. Bref, le sommeil me gagne, merde, ça m’apprendra à casser mes habitudes de vieux schnock…

Et c’est au travers d’une demi-paupière fermée que j’aperçois le premier troll surgir d’entre les arbres, et nom de dieu ! Il est énorme ! Au final peut être que le film vaut le détour ne serait-ce que visuellement ?

Du coup, piqué par cet intérêt soudain, j’arrive à rentrer dans le film.

Mais c’est au bout d’une bonne demi-heure que je comprends finalement que le film ne se prend pas au sérieux. En même temps, quand une vétérinaire explique à la caméra que les trolls peuvent se remplir de gaz pour ensuite exploser et que cela leur est sans doute insupportable niveau douleur, comment voulez-vous le prendre ? Ah oui, les trolls ont aussi une aversion profonde pour les chrétiens, qu’ils arrivent à sentir ! Sérieusement ?! J’aime les trolls ! C’est donc avec un œil neuf (décidément papy Zozo a eu son lot d’émotion pour le week-end) que je continue de suivre le film.

Les effets visuels sont impressionnants (notamment le dernier troll qui est juste titanesque) et André Øvredal a le mérite de ne pas jouer la carte du suggéré en affichant librement ses créatures légèrement soupe au lait bien loin des contes pour enfants où ceux-ci sont, en règle générale, assez intelligents et proches des humains.

Le réalisateur nous brosse un véritable bestiaire troll où chaque type y est décrit par comportement et son type d’habitat. Très intéressant.

L’autre atout de ce film réside dans ses plans de la nature norvégienne, avec ses fjords, ses forêts et ses grandes étendues enneigées où l’on voit parfois évoluer les créatures.

 

Pour finir sur un point négatif, je dirais que le jeu des comédiens est insupportable, bien que pour leur défense, ils n’aient pas été dirigés par le réalisateur qui préférait laisser une grande part d’improvisation à ses acteurs. Cela se ressent au point d’en devenir insupportable, heureusement l’histoire prend le pas sur ce petit défaut.

 

Pour conclure, Troll Hunter est un film correct, qui ne révolutionne rien, mais qui propose quelque chose de différent. Mettre en scène une équipe qui traque des trolls au lieu de chasser les sempiternels fantômes ou zombies fait du bien au genre.

Une petite heure et demie d’un nouveau souffle bienvenu pour ceux qui avaient mal à leur found-footage.

 

 

Zoskia

 


 

 

 


 

Titre original : Trolljegeren

Réalisation / Scénario : André Øvredal

Pays : Norvège

Année : 2010

Genre : Fantastique


 

1 vote. Moyenne 2.00 sur 5.

Commentaires (2)

1. zoskia 02/07/2014

'culer un jour, 'culer toujours !

C'est bien aussi de voir des films de merde de temps en temps sinon c'est pas marrant ! Bien que Troll Hunter ne soit SI mauvais que ça...c'est vrai que les 30 premières minutes sont soporifiques :)

2. fok 01/07/2014

Je savais pas que t'avais vu ce film???
Moi aussi, j'ai tenté de le voir un soir en désespoir de cause... Je dis "tenté" car Morphée a eu raison des throll.... Comme un vieux papi Zozo j'ai sombré au bout de 30min...
Ceci étant je suis d'accord sur un point, le jeu d'acteur est affligeant!
J'ai mis 2, j'aurais pu mettre 3 mais aujourd’hui je suis un 'culé!!!

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Date de dernière mise à jour : 14/07/2016

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